Qui a besoin de l'anglais dans une église francophone ?
Le premier public, on l'oublie parfois : les croyants de l'Afrique anglophone. À Paris, Lyon, Bruxelles ou Genève, beaucoup d'assemblées évangéliques et pentecôtistes accueillent des Nigérians, des Ghanéens, des Kényans ou des Camerounais anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ils ont grandi dans l'Église, ils connaissent la Bible par cœur en anglais, et ils cherchent une assemblée vivante près de chez eux. Le français, ils l'apprennent, mais une prédication d'une heure reste lourde à suivre.
Le deuxième public, ce sont les expatriés et leurs familles. À Bruxelles, autour des institutions européennes et de l'OTAN, à Genève et à Lausanne avec les organisations internationales, à Strasbourg ou à Luxembourg, des familles arrivent pour trois ou quatre ans. Les parents travaillent en anglais, les enfants vont à l'école internationale. Beaucoup préféreraient rejoindre la paroisse ou l'église du quartier plutôt qu'une communauté anglophone à l'autre bout de la ville.
Enfin, il y a les étudiants internationaux, les doctorants et les chercheurs, venus d'Inde, des Philippines, de Corée ou des États-Unis. Pour eux, l'anglais est la langue commune, même si ce n'est pas leur langue maternelle.
Comment cela se passe pendant le culte
- 01Afficher le code QR
Projetez-le avant le culte, imprimez-le dans la feuille d'annonces ou posez un chevalet à l'accueil avec la phrase « Live translation: scan here ».
- 02Choisir English
La page d'écoute s'ouvre dans le navigateur, sans compte ni installation. Sur iPhone, il existe aussi l'application ChurchTranslate.
- 03Écouter ou lire
Avec un écouteur, l'auditeur entend la prédication en anglais quelques secondes après l'orateur, et les sous-titres défilent à l'écran.
Une aide pour apprendre le français
Beaucoup d'auditeurs anglophones suivent des cours de français. Ils peuvent afficher le texte original à côté de la traduction : ils entendent le pasteur dans la salle, lisent la phrase en français et voient son sens en anglais. Après quelques mois, certains passent aux sous-titres seuls, puis ne regardent plus que les mots difficiles. Après le culte, ils peuvent demander le texte en anglais par e-mail pour relire le message dans la semaine.
Les cultes bilingues de la diaspora
Dans certaines églises africaines de France et de Belgique, le culte passe déjà d'une langue à l'autre : louange en français, témoignage en anglais, prédication en français. Le technicien règle la langue de l'orateur et la change d'une touche à chaque passage. Les auditeurs anglophones restent sur l'anglais, et ceux qui ont choisi le français entendent le témoignage traduit. C'est aussi la solution pour les jeunes nés en Europe, plus à l'aise en français que leurs parents.
La qualité, honnêtement
La traduction rend bien la ligne d'une prédication, les prières et les annonces. Les noms bibliques, les citations rapides et les expressions très françaises restent la partie la plus difficile. ChurchTranslate tient compte du vocabulaire d'église et corrige les termes connus dans les sous-titres, mais elle n'est pas parfaite. Pour un entretien pastoral ou un rendez-vous administratif, un interprète humain reste préférable : voyez interprète ou traduction par IA.
Le coût
Un culte hebdomadaire de 80 minutes traduit en anglais représente environ 320 crédits par mois. La formule Lite, à 65 € par mois pour 480 crédits, suffit. Si personne ne choisit l'anglais un dimanche, cela ne coûte rien. Détails sur la page des tarifs ; pour une assemblée aux nombreuses langues, lisez la page église internationale.